L'actualité 2009 a commencé de la plus sombre des façons! (Dessin de Herrmann - paru dans Tribune de Genève)Histoire de comprendre pourquoi l'année commence par une guerre, des missiles et des centaines de morts voici deux ouvrages sur le Proche-Orient pour essayer de comprendre.
- "Le Proche-Orient éclaté" de Georges Corm
Georges Corm est un homme politique, un consultant économique et financier international et un juriste libanais. Son livre fait référence sur le conflit, il est convaincu que le drame du Proche-Orient vient des représentations simplistes qui dictent les politiques des puissances occidentales comme des régimes arabes. . Georges Corm rappel, tout d’abord, les cadres mentaux des camps en présence et les jeux troubles de la mémoire et de la perception aux sources d'un Proche-Orient introuvable parce qu’imaginaire. Puis, il fait le récit historique des événements, de 1956 à 2007, c'est-à-dire jusqu'à l'inflexion majeure de la politique américaine : non plus résoudre la crise du Proche-Orient et de son noyau qu'est la création d'un État palestinien viable et souverain, mais remodeler, plus à l'est, le Moyen-Orient.
Ce livre permet de bien comprendre l’ensemble des enjeux sans partie pris et avec beaucoup de lucidité, c’est un livre dense mais qui éclaire un conflit complexe et donc à lire!
Ce livre permet de bien comprendre l’ensemble des enjeux sans partie pris et avec beaucoup de lucidité, c’est un livre dense mais qui éclaire un conflit complexe et donc à lire!
- "Israël, les Arabes, la Palestine" de Jean Daniel
La guerre des Six-Jours et du Kippour, le Liban, la guerre du Golfe, l’assassinat de Rabin, la reconnaissance officielle de l’OLP, Sharon ou l’après 11 Septembre… Ce livre rassemble les récit à chaud de plus de cinquante ans de conflit israélo-palestinien écrits par le fondateur et directeur du Nouvel Observateur, Jean Daniel un des plus grands journalistes français.
Ces articles rassemblés forment un récit boulversant de l'horreur d'un conflit qui s'éternise et qui se complique un peu plus à chaque fois. Cet ouvrage m'a tellement touché qu'il n'a pas bougé de ma table de chevet depuis 6 mois!
La guerre des Six-Jours et du Kippour, le Liban, la guerre du Golfe, l’assassinat de Rabin, la reconnaissance officielle de l’OLP, Sharon ou l’après 11 Septembre… Ce livre rassemble les récit à chaud de plus de cinquante ans de conflit israélo-palestinien écrits par le fondateur et directeur du Nouvel Observateur, Jean Daniel un des plus grands journalistes français.Ces articles rassemblés forment un récit boulversant de l'horreur d'un conflit qui s'éternise et qui se complique un peu plus à chaque fois. Cet ouvrage m'a tellement touché qu'il n'a pas bougé de ma table de chevet depuis 6 mois!
Allez, on passe à des choses un peu plus futiles avec "les Chronique du règne de Nicolas Ier" de Patrick Rambaud Tome 2.
Petit rappel, l’an dernier, amusé, ébloui et agacé par la passion et l'attention autour notre nouveau président, Patrick Rambaud s'était lancé dans une chronique un peu particulière dans laquelle on croisait un souverain trépident, une impératrice pincée qui règne sur son empereur, un dauphin de dix ans, des ministres empoudrés et fébriles, un duc de Bordeaux tragique, des barons à genoux... En fait, l'écrivain nous offrait un tableau caustique parfaitement irrespectueux et pleinement réjouissant des premiers mois à l'Elysée de Nicolas Sarkozy. C'est un livre réjouissant sur Nicolas Sarkozy, si, si c’est possible !!!Car avec son talent pour le bon mot et la pique acérée, l’écrivain qui se la joue faussement déférent (pour mieux ridiculiser) signait un texte jubilatoire, bien senti, riche en allégations, vraies ou fausses, peu importe. Les menteries, les fourberies, sont pratiquées outrageusement par les proches du nouveau monarque. Rambaud ramènait marquis et barons de l’entourage proche du souverain à l’état de valets, de faire-valoir soumis. C’est un régal.
Et pour mon plus grand bonheur, la suite de cette 1ère chronique vient de sortir ! Elle retrace les hauts faits de la geste sarkozyste en l'an de grâce 2008. Le charme opère toujours, le récit est bref, alerte, écrit au vitriol : Que du bonheur ! C’est aussi l’occasion de se remettre en mémoire quelques événements de l'année écoulée, des plus diplomatiques (si l'on peut ainsi nommer la visite de Mouamar Kadhafi en France) aux plus intimes, organisés avec la discrétion coutumière à notre "immense leader" (le mariage avec Carla Bruni). Patrick Rimbaud, c’est notre nouveau Saint-Simon (chroniqueur mondain incorrectet et irrévérencieux du règne de Louis XIV, lisez son œuvre, c’est aussi drôle que méchant !) car il ce talent d'inventer de désopilantes tirades, prêtées à notre chef d'Etat : "Notre Furieux leader n'avait pas davantage la classe que la cote, aussi s'emportait-il souvent à huis clos : "Y m'trouvent vulgaire, hein, c'est çà ? Comme je suis pas riche, j'aurais pas droit au luxe et aux grosses montres ?"Les admirateurs de notre président seront sans doute choqués par les flèches qui frappent fort et visent juste. En ce qui me concerne vivement 2010 et une "troisième chronique"
Petit rappel, l’an dernier, amusé, ébloui et agacé par la passion et l'attention autour notre nouveau président, Patrick Rambaud s'était lancé dans une chronique un peu particulière dans laquelle on croisait un souverain trépident, une impératrice pincée qui règne sur son empereur, un dauphin de dix ans, des ministres empoudrés et fébriles, un duc de Bordeaux tragique, des barons à genoux... En fait, l'écrivain nous offrait un tableau caustique parfaitement irrespectueux et pleinement réjouissant des premiers mois à l'Elysée de Nicolas Sarkozy. C'est un livre réjouissant sur Nicolas Sarkozy, si, si c’est possible !!!Car avec son talent pour le bon mot et la pique acérée, l’écrivain qui se la joue faussement déférent (pour mieux ridiculiser) signait un texte jubilatoire, bien senti, riche en allégations, vraies ou fausses, peu importe. Les menteries, les fourberies, sont pratiquées outrageusement par les proches du nouveau monarque. Rambaud ramènait marquis et barons de l’entourage proche du souverain à l’état de valets, de faire-valoir soumis. C’est un régal.
Et pour mon plus grand bonheur, la suite de cette 1ère chronique vient de sortir ! Elle retrace les hauts faits de la geste sarkozyste en l'an de grâce 2008. Le charme opère toujours, le récit est bref, alerte, écrit au vitriol : Que du bonheur ! C’est aussi l’occasion de se remettre en mémoire quelques événements de l'année écoulée, des plus diplomatiques (si l'on peut ainsi nommer la visite de Mouamar Kadhafi en France) aux plus intimes, organisés avec la discrétion coutumière à notre "immense leader" (le mariage avec Carla Bruni). Patrick Rimbaud, c’est notre nouveau Saint-Simon (chroniqueur mondain incorrectet et irrévérencieux du règne de Louis XIV, lisez son œuvre, c’est aussi drôle que méchant !) car il ce talent d'inventer de désopilantes tirades, prêtées à notre chef d'Etat : "Notre Furieux leader n'avait pas davantage la classe que la cote, aussi s'emportait-il souvent à huis clos : "Y m'trouvent vulgaire, hein, c'est çà ? Comme je suis pas riche, j'aurais pas droit au luxe et aux grosses montres ?"Les admirateurs de notre président seront sans doute choqués par les flèches qui frappent fort et visent juste. En ce qui me concerne vivement 2010 et une "troisième chronique"