17 décembre 2009

TUTTO FELLINI !















Mon (cinquième) hiver à Paris sera fellinien. La neige, le froid, la nuit qui tombe à 17h,….pleins de bonnes raisons de m’enrouler dans ma couette et de revoir les chefs d’œuvre du cinéaste italien.
Avant commencer cette rétrospective, j’ai filé à l’exposition "Fellini, la Grande Parade au Jeu de Paume, une galerie que j’adore parce qu’elle consacre des expositions à des artistes contemporains photographes (Pierre et Gilles, Lee Miller, Richard Avedon,…) ou cinéastes (Charlie Chaplin,….).


Cette expo est très intéressante et plutôt rafraîchissante, rien de barbant ou de trop théorique mais pleins de photos, de vidéos, d’affiches et de dessins, des documents photographiques, des magazines, des images télévisuelles ou des œuvres d’artistes…. C’est une ballade pluridisciplinaire au cœur de l’univers de Fellini pas une visite catalogue. On y retrouve tous les éléments du l baroque fellinien, avec ses personnages (exubérants, extravagants, véritables caricatures vivantes), sa narration (pas de réelle progression dramatique) ou son traitement du temps (le réel et l'imaginaire s'entremêlent allègrement) qui donne tout sa spécificité aux films de Fellini.
On n’y apprend également que c’est l’événement ou le fait historique, l’Histoire ou l’anecdote, le biographique ou le fictionnel qui sont tour à tour les matériaux sur lesquels Fellini, à force de confrontations, de résonances ou de dialogues, construit la spécificité de sa trame narrative et l’originalité de ses environnements visuels.

Pour info Federico Fellini est L'un des plus grands et célèbres réalisateur de l'histoire du cinéma, il a gagné la Palme d'or au Festival de Cannes 1960 pour La Dolce Vita. Ce film impose définitivement En 1993, il a reçu l'Oscar d'honneur pour la carrière, « en appréciation de l'un des maîtres-conteurs de l'écran ».C'est à La Strada, en 1954, que Federico Fellini doit son succès international.
Une petite anecdote : le terme « paparazzi » vient d'un personnage du film La Dolce vita nommé Paparazzo, un journaliste photographiant des célébrités.

3 décembre 2009

Quoi de neuf doc ?

La mode est un éternel recommencement ! Une preuve ? le retour de la Doc ! Ces chaussures qu'on pensait rangées à jamais au rayon souvenirs (ou erreur de jeunesse, selon les goûts) semblent reprendre du galon. Perso, à la fin les années 1990, j’ai adoré ces chaussures (au point de faire ma rentrée en 4ème « docs » aux pieds) mais, force est de constater que 15 ans plus tard, ce retour me laisse quand même dubitative.

Pour info, saviez-vous que l’idée des « Docs Martens » est allemande, date de 1946 et que ces chaussures avez à la base un usage orthopédique ? Sauf qu’un anglais est passé par là, a racheté la licence de production et a lancé en 1960, la première paire de Dr. Martens, une bottine 8 trous rouge cerise. Le modèle bientôt décliné dans de nombreux cuirs, coloris et motifs connaît un vif succès, notamment auprès des ouvriers. S'en suit alors l'histoire qu'on lui connaît : dans les années 70, la chaussure est « récupérée » par la communauté punk et skinhead avant d'être démocratisée quelques années plus tard.


Bon, c'est bien beau tout ça mais alors faut-il vraiment ressortir ses Docs pour l'hiver prochain ? Les indicateurs de tendances (magazines, vitrines, people,…) semblent s'accorder à dire oui. Ainsi, si le cœur vous en dit, vous pouvez ressortir une vieille paire ou à investir dans la nouvelle collection Au programme cette saison : cuir métallisé, verni ou froissé et même sequins et strass pour briller en soirée. On privilégie un modèle court qu'on porte débraillé, lacets tombants ou au contraire bien montant noué lâche et qu'on associe avec un jean slim, de longues chaussettes ou des collants.
Malgré tout, ce come-back des « docs », on l'accueille chacun à notre manière, la mienne c’est l’abstention ! Parce que non vraiment je ne suis plus capable de porter des chaussures aussi lourdes dans tous les sens du terme, je suis devenue une vraie acrro de la ballerine et de l’escarpin. Alors, c’est décidé je ne suivrais pas le mouvement mais puisqu’il ne faut pas gâcher mes docs vont se retrouver sur EBay !

4 novembre 2009

L'héritier de Jim Harrison est arrivé!

Il y a quelques mois, j’ai fait ici même une déclaration d’amour à l’intention de Jim Harrison et voilà que je découvre que l’un de mes auteurs contemporains préférés à un héritier !
Il s’appelle Joseph Boyden, jeune Canadien aux racines indiennes, écossaises et irlandaises, est depuis peu c’est l’un des écrivains canadiens les plus en vue de la scène internationale. Normale après le succès du Chemin des âmes (Albin Michel, 2006), traduit en plus de vingt langues et en cours d'adaptation cinématographique, son nouveau roman Les saisons de la solitude a été couronné à l'automne 2008 par le Giller, le plus prestigieux prix littéraire du Canada.

Je suis tombée sur son premier roman Le chemin des âmes par hasard, sauf que dans la vie, il n’y a pas de hasard ! Ce livre était fait pour moi, parce que c’est tout ce que j’aime : une histoire forte et impitoyable, des personnages entiers et fragiles avec des blessures morales autant que physique et un univers à part (de l’enfer des tranchées aux forêts majestueuses du Canada).
Il était une fois deux amis Elijah et Xavier deux indiens du peuple Cree qui étaient partis à la guerre là-bas en Europe dans les tranchées. Quelques années plus tard, en 1919, en Ontario, Niska une vieille indienne attend sur le quai d'une gare le retour d'Elijah l'ami de son neveu Xavier mort là-bas mais c'est bel et bien Xavier qui descend de ce train totalement méconnaissable et l'apparence d'un mourant. Durant les trois jours qu'il faut pour les ramener chez eux, chacun des deux plongent dans leurs souvenirs... Ce livre est authentique, épique, bouleversant, hallucinant, il vous emporte et il ne vous lâche plus ! C’est, selon moi, l’un des livres les plus puissants écrits sur la Première Guerre Mondiale. C’est la guerre, décrite dans toute son horreur, dans toute son abjection, et la vie quotidienne d’hommes devenus de la chair à canon pouilleuse imbibée dès l’aube de rhum ou de morphine, qui ne dorment plus, dont les survivants reviennent, fantômes brisés dans leur âme. Certes, j’ai lu Barbusse, Dorgelès, Remarque mais le livre de Joseph Boyden est différent, car il renouvelle le genre de façon inédite en l’abordant d’un tout autre point de vue, celui d’un Indien, tireur d’élite dans l’armée canadienne, faisant du Chemin des âmes un grand roman sur l’Identité.

Les saisons de la solitude reprennent la même trame entremêlant deux voix et deux destins : Will, un ancien pilote plongé dans le coma après une agression, et Annie, sa nièce. Là encore, il est question d’identité, de culpabilité, de désirs de rédemption. Là encore, il est question de l’histoire douloureuse des Indiens et de la beauté unique du Grand Nord. Résultat, j’ai adoré !
Cette fois, le personnage principal c’est Will Bird, le fils de Xavier.Il vit près de la Baie James, à Moonsonee réserve d’indiens Cree ( le "trou du cul de l’Arctique" comme le nomme Boyden)Will est un ancien pilote de brousse, porté sur l’alcool, plongé dans le coma à la suite d’une agression, il voit défiler sa vie. Le drame de sa séparation avec sa famille, la mort de sa mère qui refusa d’apprendre la langue des blancs, son père héros de la Première guerre qui va le trahir en l’envoyant à l’école. Ses souvenirs affleurent, ceux du Grand Nord, de sa vie de trappeur mais aussi sa propre dérive, son besoin de vengeance qui l’a conduit dans son lit d’hôpital et son besoin de rédemption.
A côté de lui, Annie sa nièce, elle ne croit pas au pouvoir des mots mais elle a une dette envers son oncle qui l’a élevé ainsi que sa soeur. Petit à petit son récit se fait plus libre, plus sincère, elle confie à Will son amour/haine pour sa soeur Susan belle et magnifique, séduite par la vie clinquante mannequin et aujourd’hui disparue.

Là encore je me suis laissée emportée, j’ai été prise à la gorge et j’ai eu les larmes aux yeux à cause de la force du récit, de la sincérité des sentiments mis à nus, de l’évocation la difficulté de vivre, d’aimer, de se contenter de ce que l’on est et de ce que l’on a .
Finalement, après ces deux lectures, je me dis que Joseph Boyden n’est pas le disciple de Jim Harrison, Joseph Boyden c’est Joseph Boyden. Avec un talent pareil, il mérite d’être reconnu et surtout pas comparé.

26 octobre 2009

I want Miles

Que faire un samedi pluvieux à Paris ! Découvrir un musée et écouter de la bonne musique ! Et où donc ai-je trouvé un tel mélange ? Au musée de la musique dans le 19 ème arrondissement (où, je dois le reconnaître, je n’avais encore jamais mis les pieds) pour l’exposition « We want Miles » (pour info, ce titre est celui d’un album de M.Davis enregistré en public en 1981).

Cette première vraie rétrospective consacrée à ce monstre sacré du jazz (il était temps !) est une vraie réussite car elle évoque aussi bien le musicien génial et avant-gardiste que l’homme à la personnalité complexe et à certains égards insaisissables (drogue, réputation sulfureuse, goût du luxe,…), j’ai donc passé un excellent moment.
L’exposition court sur 8000 m2 et retrace chronologiquement le parcours de Miles Davis de son enfance à East Saint Louis à sa « renaissance » après un long passage à vide et son concert de 1991 devant la Grande Halle de la Villette où se trouve aujourd’hui le musée.
On a l’occasion de découvrir, tout au long de l’exposition (qui compte plus de 300 pièces), des partitions inédites, des trompettes flamboyantes (j’ai eu un coup de cœur pour la rouge), des photographies d’Irving Penn, des costumes de scène, des films amateurs....sans parler de ces petits salons acoustiques, lieux parfaits pour écouter tranquillement la musique de Miles Davis.
Cette exposition retrace aussi, en un sens, l’histoire de jazz. En effet, Miles Davis a fait évoluer sa comme personne musique passant du « be-bop » avec son tempo rapide et ses phrasées dynamiques (incarné par Charlie Parker, T. Monk ou Sonny Rollins), au « cool jazz » incarné par des pointures comme Chet Baker et Gerry Mulligan, jusqu’à à la révolution des 60’s 70’S aux côtés de Jimmy Hendrix et de la révolution électrique. Bref, cette exposition est passionnante (et le reste du musée également).

Résultat, à mon retour, j’ai sorti mes albums de jazz (je ne suis pas une spécialiste mais j’en ai tout de même une bonne vingtaine) et j’ai écouté en boucle « A kind of blue » en regardant tomber la pluie qui ne s’est pas arrêtée de la journée !

12 octobre 2009

Allez, je m’engage dans la marine !

Enfin…..pas tout à fait vu que j’ai le mal de mer !
Par conséquent je crois que mon côté marin va simplement s’exprimer par le port d’un vêtement très simple donc très chic……la marinière !

La marinière, à l’origine, c’est une blouse de femme très ample et courte, ornée d’un col marin (un col carré à l’arrière et en pointe à l’avant). C’est aussi un élément du costume traditionnel breton, destiné aux marins et aux pêcheurs. Au début du XXe siècle, avec le développement du tourisme balnéaire et sous l’influence de Coco Chanel, cette tenue de marin va conquérir les élégantes et plus encore. Pour moi, c’est aussi un vêtement liée à mon enfance, aux lubies de ma mère (avec les mocassins vernis) et à mon côté garçon manqué du genre de l'Effrontée avec Charlotte Gainsbourg.

Pour mon plus grand plaisir, la marinière sera encore une pièce phare cette saison. Mais attention, out la bonne vielle marinière Armor Lux de grand-mère qui a fait fureur cet été ! place à la marinière customisée à paillettes, transparente, avec des épaulettes…tout est bon pour contrecarrer sa nature de petit matelot bien discipliné.
Et pour ça, il faut la choisir un peu lâche, histoire de la glissée dans un jean porté avec des talons ! Ou bien avec une jupe « crayon » ou « midi et un veston d'homme.
L’avantage c’est que la marinière est une pièce fonctionnelle, qu'elle a un côté androgyne, féminin ou masculin suivant la façon dont on la porte et comme on peut la porter en toutes occasions!
Évidemment, les modèles ne manques pas : Sandro, Claudie Pierlot, h&M, Topshop…la mienne est signée de la marque « in » The Kooples, reste à trouver la vôtre et bon vent!

8 octobre 2009

Soul session: vive les blancs becs!

Mon premier blanc bec, Mayer hawthorne a une voix soul et profonde ! Mais Mayer Hawthorne est un imposteur car avec une voix pareille je m’attendais à un grand black, un clone de Seal ou de Raphael Saadiq mais Mayer Hawthorne est un blanc-bec de détroit avec une dégaine de geek…(ça ne vous rappel pas un petit blanc originaire de la même ville qui a fait un carton dans un genre musical réservé aux blacks…mais si un certain Eminem !) .
Heureusement je ne suis pas restée fâchée longtemps parce que son album « Strange Arrangement » est un bijou avec quelques pépites comme l'impeccable "Just ain't gonna work out", le très classe "Green eyes love" ou les plus remuants "Maybe so, maybe no" et "Your easy lovin' ain't pleasin".
Cet album est un hommage à la soul des sixties, un exercice rétro, une lubie vintage réussie haut la main qui s’inspire de Marvin Gaye, des Temptation, des Jackson Five et plus généralement tout ce qui touche de près ou de loin à la maison Stax Motown, basée à Détroit. Rien à dire de plus, c'est l'album de mon hiver!

Mon second blanc-bec est australien et prouve que la musique australienne a encore de beaux jours devant elle. Il faut dire que Daniel Merriweather a les bons copains : il est produit par le britannique Mark Ronson, connu, entre autres, pour ses collaborations avec Amy Winehouse , Kaiser Chiefs, Robbie Williams ou encore Lily Allen. Il a aussi le bon look (style James Dean), de la classe et une voix à frémir les organes en tout cas les miennes. Son premier album, Love & War met en valeur sa voix unique sur un efficace mélange de soul et de pop.
La hauteur de sa voix sur certains titres est simplement impressionnante voire hallucinante, ça me rappelle Curtis Mayfield ! Mais si Curtis Mayfield, le chanteur des Impressions (For Your Precious Love et Gypsy Woman), rappelez-vous pour la bande originale du film de blaxploitation Superfly ! Ok bon les années 70/80 c’est loin, mais quand même !
J’avoue je suis séduite, j'adore, je craque. Perso mes titres préférés sont « Change », « Red » « Water and a flame » en duo avec la jeune et jolie Adèle (la chanteuse anglaise considérée comme la « nouvelle Amy Winehouse grâce à son album 19) et « Cigarettes ». L'Australie, nouvelle terre de la soul? à voire en tout cas on y trouve pas que des acteurs, c'est déjà ça!

27 septembre 2009

Les femmes libres sont dangereuses

Parmi les (trop) nombreux livres de cette rentrée, il y a deux romans magnifiques autour de deux femmes libres, beaucoup trop en tout cas aux yeux de leurs contemporains !

Dans la faculté des rêves, la jeune romancière Sara Stridsberg fait revivre Valerie Solanas, une féministe radicale américaine qui détestait les hommes.
Elle est l’auteur du manifeste SCUM (Society for Cutting Up Men), délire d’une étonnante poésie qui prônait la suppression du genre masculin. Cette anti-Marylin a incarné à elle seule les pires cauchemars de l’Amérique puritaine des années 60-70. En 1968, elle tente d’d'assassiner par balles Andy Warhol qu'elle avait côtoyé à la Factory (un atelier d'artiste célèbre situé à New York, ouvert par Andy Warhol en 1964). Résultat : trois ans de prison (pour info, Warhol refusera de témoigner contre elle!).

Heureusement, Sara Stridsberg ne s’est pas contentée de nous pondre une bonne vielle bio/ hagiographie, bien au contraire !
Ce roman est selon son auteur , une « fantaisie littéraire » noire, tragique, étouffante et complètement déstructurée à l’image du psychisme de Valérie Solanas
L’auteur mêle fragments autobiographiques, bribes narratives, paroles et pensées, rêves, comptes-rendus d'interrogatoires ... sous la forme de souvenirs obsédants apparaissent des conversations avec des personnages clés : sa mère, ambiguë et destructrice, le directeur de l'université de psychologie à laquelle elle est admise, Andy Warhol lui-même et son désir obstiné de faire d'elle une matière pour son art, ou encore la psychiatre chargée de son cas après la tentative d'assassinat…
Tout cela permet de dresser le portrait d’une femme
fragile, radieuse, affolée, anxieuse,….résultat le manifeste, la tentative de meurtre restent plutôt anecdotiques et c’est aussi bien comme ça…
Je ne résiste pas à l’envie de vous citer les dernières phrases du livre : «Valerie Solanas ne s'altère pas. Valerie Solanas vous fait rêver de crasse et de roses. Valerie Solanas est un état, un jeu, une invasion, un miroir, un pays des merveilles. Son coeur demeure une blessure aux infatigables pulsations.».

« Quelle perte cela aurait été de ne pas l'avoir rencontré ou de ne pas avoir connu son amour ! pensa Mamah. »
Loving Franck de Nancy Horan, c’est l’histoire d’une passion entre un homme et une femme qui payèrent le prix fort.
Elle , c’est Martha (dite Mamah) Borthwick Cheney, intelligente, cultivée, étouffée par une vie de mère au foyer (elle avait recopiée dans son journal cette citation de Charlotte Perkins Gilman « être mère ne suffit pas : même une huître peut être mère »). Bref, une femme qui, selon sa propre sœur " avait tout. Un mari fantastique, deux beaux enfants en bonne santé. La liberté. Aucun souci financier. Une gouvernante et une bonne. Le genre d'existence dont rêvent la plupart des femmes, y compris les féministes !".
Lui, c’est Frank Lloyd Wright, architecte (le musée Guggenheim à New York, c’est son œuvre), marié et père de six enfants. Le couple cède à la passion et abandonne conjoints et enfants pour s’enfuir en Europe. C’est la début du scandale, la presse s'en donne à coeur joie et l'Amérique puritaine se repaît de ces articles outranciers.
La vérité n'est pourtant pas rose, les amants sont taraudés par la culpabilité.
Ils rentrent aux Etats-Unis en 1914. Franck peine à retravailler, mais sa situation pâtit moins que celle de Mamah, qui, en tant que femme, est le réceptacle béni de toutes les condamnations et haines projetées par la société bien pensante. Dans leur nouvelle maison du Wisconsin, ils tentent de se reconstruire une nouvelle vie, jusqu’à ce que le destin les rattrape.... impossible de vous en dire plus, il faut lire le roman!
c'est un livre puissant , plein de vie, mais aussi cruel, pesant, pessimiste et qui me semble malheuresemnt toujours d'actualité car il pose l'éternelle question: une femme a-t-elle le droit de vivre selon elle avant tout, ne vaut-il pas mieux que des enfants aient une mère heureuse qu’un pâle ersatz maternel confiné dans un mariage malheureux ?

21 septembre 2009

Quelque chose en moi de Carrie Bradshaw

Malheureusement ce n’est pas sa collection de Manolo Blahnik, ni ses amants « so sex », ni sa meilleure amie nymphomane, c’est son maquillage…….. !
Vendredi soir, rendez-vous au show case Smashsbox pour découvrir la marque de Los Angeles qui sublime les 4 new-yorkaises de Sex in the city.
J'ai passé 2h à me faire chouchouter et maquiller par des pros pressés de me convaincre (merci Sophie)! sans parler des cadeaux avec lesquels je suis repartie...
Et j’avoue je suis séduite (mais pour de bonnes raisons).Smashbox est une super marque de maquillage pro utilisée lors des shootings pour Vogue, Harper’s Bazar, Elle,…les produits sont pointus (faits pour tenir par 40°C et sous les spots) et le packaging est « so simple » donc « so chic ».

Résultat, je suis partie en boîte avec un maquillage corail très sympa (super effet bonne mine!) et qui était toujours là à 5h du mat’ (un véritable exploit).
Je suis donc accro à mon blush "Paradise" et au gloss "Flash" mais c'est peut-être aussi, je dois le reconnaître, parce que j’adore l’idée d’avoir un truc en commun avec cette chère Carrie !

Pour info, la collection Automne 2009 est inspirée par la dynastie des Tudor , famille royale anglaise du 16ème siècle, connue pour ses scandales, son goût de l' obscène et des divertissements en tout genre...
Smashbox ressuscite cette époque avec une collection de luxe, sexy et décadente!
Et hop, voilà comment on passe des filles sexy et indépendantes aux intrigantes prêtes à tout pour se laisser croquer par Johantan Rhys-Meyers….est-ce que tout ça est bien raisonnable !

16 septembre 2009

"Lost in Istanbul"

C’est la saison de la Turquie en France ! Et comme j’ai un (très gros) faible pour ce pays et pour Istanbul en particulier, j’ai couru à l’exposition « Lost in Istanbul » d'Ara Güler à la Maison Européenne de la Photographie (jusqu'au 11 octobre).

Ara Güler est une véritable célébrité dans son pays (on le surnomme « l’œil d’Istanbul » !).
Natif d’Istanbul en 1928, d’origine arménienne, il a été élevé dans un milieu d’artistes, il commence comme journaliste en 1950, à vingt ans, au journal Yeni Istanbul.
Il photographie Istanbul, la Turquie, l'Anatolie, les sites archéologiques, les ruines d'Aphrodisias, les villages... En 1958, lorsque Time ouvre un bureau en Turquie, Güler fut le premier correspondant au Proche-Orient du magazine. Dans les années 1960, il a publié pour les magazines les plus célèbres tels que Stern, Paris-Match ou The Sunday Times.

Il appartient à la génération de photographes turcs qui ont joué un rôle capital dans la reconnaissance de leur pays à l'étranger.
Sa vision d'Istanbul est celle d' une ville qui brille non des fastueux vestiges de l'Empire Ottoman, mais d'une autre lumière, celle des pavés luisants sous la pluie, des réverbères allumés à la tombée de la nuit, des ferries s'éloignant dans le brouillard le long du Bosphore.
Si l'œuvre d'Ara Güler s'inscrit dans la tradition humaniste, son réalisme poétique lui confère une force et une singularité particulières. Ses images ne sont pas seulement une documentation sur Istanbul. En effet, ses clichés de la ville mélancolique, ses portraits d'une présence surprenante font de lui un acteur incontournable de son pays (il a été nommé en 2000 « Photographe du siècle en Turquie » et a reçu en 2002 la légion d’honneur ainsi que le titre d’Officier des Arts et des Lettres par le gouvernement français.)
Cette exposition est magique et me donne envie de retourner flâner à Istanbul. Pour l'instant (faible budget oblige), je vais juste me contenter de relire " Istanbul. Souvenirs d'une ville" qui raconte les souvenirs d'enfance de l'auteur turc Orhan Pamuk.

14 septembre 2009

La mode à la nippone !


Tout fini toujours pas arriver….même Uniqlo !
La chaîne de magasins japonais qui a déjà investi les USA et l'Angleterre s’installe enfin au cœur de Paris.
Perso, j'ai découvert (et adoré) cette marque à Londres mais jusqu’à présent, il n'existait qu'un tout petit magasin à La Défense (bien trop petit pour que je fasse l'effort d'y aller). Mais le gros, grand et beau magasin (comme ceux d'Oxford Street et Regent Street) est enfin prêt, il est situé près de l’Opéra!

Née en 1984 à Hiroshama, Uniqlo fait partie des marques créatives à petits prix. Inspiré de sa passion pour les mangas et son goût pour le clacissisme européen, le fondateur, Tadashi Yanaï a dessiné des collections ouvertes à un public hétérogène.

Le style Uniqlo (contraction de « unique » et « clothing »), c'est pour résumé Zara et H&M réunis mais en mieux ! Casual, branché et universel, c’est le paradis des basics impeccables.
Perso, je suis accro:
-aux jeans réalisés dans les plus pures traditions de tissage japonais, jeans qui avant que la marque ne s'empare de la technique valaient extrêmement cher.
- aux tee-shirts de qualité exceptionnelle, American Apparel a du souci à se faire…
- aux pulls en cachemire à moins de 40 euros!
- au grand bac qui attend vos habits usagés, qui seront recyclés par Uniqlo afin d'en créer des neufs… ça me donne bonne conscience genre "je suis mode mais écolo!"....

Bref courez découvrir Uniqlo et vous pourrez constater que Tokyo elle devenue l'une des plaques tournantes de la mode.

11 septembre 2009

Des couleurs pleins les doigts….


Décidement la tendance « green » fait des ravages ! On peut être écolo et à la pointe du chic parisien : la preuve, Chanel a fait porter à ses mannequins (pour les défilés automne-hiver 2010) un vernis à ongles vert jade à la couleur jamais vue encore ! Jade, c'est la teinte de l'hiver, c'est Karl qui l'a dit! Seulement voilà cette fois je ne suis pas sûre d’être capable d’assumer (ou du moins pas jusque sur les mains !).

Pourtant chaque année, je me lance ! J’ai réussi à arborer le noir de Chanel, le bleu poison de Dior et le vernis gris "You don't know Jacques!" d’O.P.I…. Sachant que cet hiver, on porte du chocolat ou de prune sur les lèvres et du jaune moutarde sur les paupières, je crois que je vais rester sur des valeurs sûres : le rouge lotus de chez Chanel, le Can you Tapas this ? d’ O.P.I et le Nail Lacquer Illegal Purple de M.A.C...

Vernis jade (n°407), 25€, en exclusivité dans les boutiques Chanel Montaigne et Cambon.

3 septembre 2009

Voir le slip Obama et mourir...de rire!



Grande nouvelle, on peut se payer une grosse tranche de rigolade au musée ! Il suffit d’aller contempler la collection décalée du photographe britannique Martin Parr au Jeu de Paume.

Dans le monde de Parr (membre vedette de la prestigieuse agence Magnum), le second degré est roi !
On ne peut que rigoler devant les tongs Obama, la tête sévère de Margaret Thatcher figée sur un jeu de fléchettes, les clichés de mamies permanentées tirant leurs trolleys ou la photo d'un vacancier arborant un T-shirt 'Bali' au pied de la Sagrada Familia à Barcelone.
La collection de cartes postales de l'artiste justifie à elle seule le déplacement et remporte la palme du mauvais goût: produits alimentaires, autoroutes, plate-formes d'aéroport, souvenirs de bord de mer, intérieurs d'hôtels et de restaurants à la mode seventies,…
Même inspiration pour les objets: des salières Apollo 13 et des portes stylos fusée célèbrent l'ère des spoutniks, des couteaux, briquets du 11-Septembre, des montres Saddam Hussein, Mao ou Jésus côtoient des savonnettes Abba, du papier toilette Ben Laden, des chocolats Spice Girls ou des dés à coudre Thatcher».
I mpossible aussi de rater dès l’entrée de l’expo, la vitrine consacrée à l’Obamamania, avec des sandales garnies de têtes d’Obama, un slip Obama, des préservatifs Obama, des céréales Obama.
Parr est un collectionneur compulsif qui possède des milliers d’objets, de livres d’arts mais aussi beaucoup d’œuvres de photographes qui l’ont marqué : Robert Frank, Garry Winogrand, Henry Cartier-Bresson, William Eggleston,….

Mais dans le fond, tout ça est très sérieux : le travail de Parr a pour objectif de dénoncer notre hypocrisie à travers notre quotidien d’homme occidental : le tourisme, les habitudes alimentaires, les loisirs sont ses sujets preférés.
Cet objectif s’incarne à merveille dans la série de photos « Small World » : consacrée au tourisme de masse. Les temples grecs, le Sphinx de Guizeh, les places d’Italie, Las Vegas, sont vus à travers la consommation vulgaire de touristes en shorts et marcel.
Idem pour les séries « Luxe » avec des photos de Dubaï, Moscou, Miami, des champs de courses, des foires d’art et des fêtes de millionnaires pour illustrer un thème révélateur du monde et de ses codes sociaux basés sur l’ostentation et la dépense.

Pour Martin Parr, il n’y a pas de "grande" photographie. Tout peut être signifiant à qui sait regarder. A vous d’allez vérifier avant le 27 septembre.

1 septembre 2009

Se faire tailler une cuissarde !

"Jusques en haut des cuisses/Elle est bottée/Et c'est comme un calice/A sa beauté», chantait Serge Gainsbourg en 1968 dans Initiales B.B. Quarante ans plus tard, le pouvoir fantasmatique de la cuissarde n'a pas pris une ride, c’est même la grande tendance mode du moment.

Perso, ce retour fracassant me laisse perplexe, la cuissarde me fait plutôt penser à Pretty Woman s’apprêtant à faire le trottoir qu’à une parisienne prenant le métro pour aller au bureau.
Et puis est ce qu’on peut vraiment porter des cuissardes sans avoir l’air vulgaire ?
À en croire les magazines féminins, oui mais attention le message implique souvent d’être très grande et très fine. Bon, il paraît qu’on peut trouver des cuissardes féminines, jolies et qu’en plus, les cuissardes cachent les genoux, ce qui est avantageux pour les trois quart d’entre nous ! OK pourquoi pas,…
Mais pour que ça marche, il vaut mieux se la jouer relativement sage c'est-à-dire éviter le mini short en cuir moulant ! Alors, avec des cuissardes extrêmement hautes, on associe une tunique, laissée ample ou cintrée, un short bouffant ou une robe en soie aux couleurs flashy, au décolleté démesuré et à la taille ultra cintrée par une ceinture élastique ou vernie.
Alors, tentées ou définitivement rebutées ? Personnellement, j’ai déjà tranché....

Dancing Queens are British and have funny looks!

D’abord mea culpa mon blog a pris de très longues vacances……..allez promis je vais me rattraper !!

Pour reprendre, je vous propose un antidote musicale au blues de la rentrée : la vague de chanteuse anglaise pop-soul-électro au look improbable et à l’énergie sans limite….
Premier cas typique celui de VV Brown (alias Vanessa Brown), une Anglaise de 24 ans et ancienne choriste de Madonna dont j’adore autant la musique que le look rétro glamour ultra-pointue. Mais attention son joli minois n’enlève rien à son talent, la demoiselle revendique l’entière maternité de son premier album, Travelling Like The Light déclarant à ce propos: “J’ai écrit toutes les chansons et produit intégralement l’album en composant les morceaux chez moi avec Logic puis en les retravaillant en studio avec Pro Tools. C’est également moi qui joue du clavier ainsi que les lignes de basse”. Le résultat se présente sous la forme d’un doo-woop contemporain, qui sonne un peu comme si les Suprêmes s’étaient perdues dans une partie de Super Mario Bros. Perso « Leave » (la musique du spot TV de BNP Paribas), « Crying Blood » et « Game Over » sont les premiers titres de ma playlist matinale qui me permet de rester éveillée entre « place Monge » et « Opéra » (ligne 7 pour les parisiens…).

A partir de la ligne 3 (je travaille à Levallois Perret soit 45 min de métro qu’il faut bien occuper), je suis assez réveillée pour écouter LaRoux (Elly Jackson dans le civil) qui prend le relais avec l’album Quicksand… la nouvelle sensation électro-pop est rousse, a une mèche rebelle, un look anandrogyne entre Eurythmics et Bowie et un talent certain pour faire des tubes. Si je suis moins fan du look rave-kid branchée, j’adore le son 80’s qui lorgne vers Depeche Mod, Talk Talk, Tears For Fears ou Prince…Mais attention, il y a plus derrière cette musique qu’un son irrésistible, les chansons ne sont pas anodines et plutôt intimes…Selon la chanteuse, « In for the Kill raconte un voyage à Paris. J’étais venue dire à quelqu’un que je l’aimais. Bulletproof, ces moments où tu te dis que tu ne referas pas les mêmes erreurs ; Quicksand, ceux où tu touches le fond ».

Pour finir le trajet, j’écoute Little boots (alias Victoria Hesketh) , reine du disco chic et du look improbable ! C’est moins pointu que LaRoux ou VV Brown mais sympa à écouter pour entrer dans l’arène en souriant: « Stuck On Repat », « New in town » ou « Remedy» sont de bons titres avec ses sonorités années 90. Little Boots a commencé en diffusant des vidéos d'elle et de son clavier sur Youtube, et a crée un buzz avec ses reprises. Son blog et son Myspace ont fait le reste…Une dernière anecdote pour la route : Little boots est le surnom de l’ancien empereur romain Caligula qui se fit remarquer en distrayant le peuple pour le faire taire.
Voilà, pour info d’autres petites anglaises ne vont pas tarder à débarquer donc n’hésitez pas à aller écouter sur You Tube Pixie Lott pour commencer

15 juin 2009

African stories

Mes vacances sont encore loin, il fait froid, il pleut,……bref le mois de juin est plus propice à lire chez soi ou dans un café qu’à faire bronzette sur la pelouse du Jardin du Luxembourg !Voici donc une petite sélection de très bons livres que j’ai eues entre les mains et qui parle de l’Afrique. Attention, si le dépaysement est assuré ces livres n’ont rien à voir avec une caricature du continent donc pas de folklore, de marabout ou de Tam Tam…il s’agit de découvrir l’Afrique contemporaine.
D’abord, un polar Zoulou de C Ferey! Zéro folklore à l’horizon c’est un livre violent, âpre voir effrayant (âme sensible s’abstenir) mais excellent qui se déroule dans une Afrique du Sud ravagée par le Sida, la misère et la violence et qui n’a pas encore soigné ses plaies des années noires de l’apartheid.
Le personnage principal, Ali Neuman, zoulou, chef de la police criminelle a gagné le droit à l’existence après les pires moments d’une ségrégation. Il a perdu son père dans la torture et gagné des cicatrices profondes malgré un changement symbolique de nom significatif (Neuman = nouvel homme). Ce personnage principal est taillé comme je les aime dans un granit extérieur plein de fêlures, fragilisé par les remous du passé et des excès. Le dilemme : on peut continuer à vivre mais on ne peut pas oublier et il est très difficile de faire son chemin avec la mémoire, la douleur et surtout la colère ! Cette situation est courante en Afrique où souvent les ennemis d’hier deviennent les voisins de demain! (je pense au Rwanda, par exemple)Ce livre est un portrait assez déroutant de l’Afrique du Sud dont on a tendance à saluer le dynamisme en oubliant que derrière l’économie florissante ce cache un pays dont les habitants donnent plus l’impression de survivre que de s’épanouir !


L'autre moitié du soleil de Chimamanda Ngozi Adichie est l’un des plus beaux romans que j’ai lu récemment. Il se passe à Lagos au Nigéria, une ville tentaculaire, violente et d’une extrême pauvreté et évoque l’histoire de la guerre civile du Biafra qui déchira le pays à la fin des années 60.
C’est vraiment bien écrit tout comme L'Hibiscus pourpre, le premier romand de l’auteur qui m’avait laissé un agréable souvenir.
Ce livre est le récit de plusieurs destins croisés : Olanna et Kainene, deux soeurs jumelles, enfants choyées de la bourgeoisie éclairée de Lagos ; Odenigbo, universitaire généreux, amoureux d'Olanna, intellectuel engagé convaincu que le vaste mouvement d'indépendance que connaît l'Afrique doit déboucher sur un bel avenir. A leurs côtés, Richard, journaliste britannique, en outre amant de Kainene, et Ugwu, un adolescent qui a quitté son village, sa famille, pour entrer au service d'Odenigbo. Le livre raconte comment la guerre pulvérisera la vie de chacun telle qu'elle se dessinait, pleine d'espoir, au début de la décennie.
Si ce roman est plutôt classique dans le style, il n’en est pas moins très fort et très beau. On se laisse facilement emporté par les personnages broyés par le destin. L'auteur ne se contente pas d'apporter un témoignage sur un conflit oublié ; elle nous montre comment l'Histoire bouleverse les vies.

Pour finir un livre plus léger mais l’est-il vraiment?. C’est Black Bazar d'Alain Mabanckou, l’auteur de Verre cassé et Mémoires de porc-épic.
« Ça tombe bien, Fessologue, tu es là, je t’attendais ! Paul du grand Congo m’a appris que tu écris des trucs et que ça s’appelle Black Bazar ! C’est quoi cette arnaque que tu nous prépares ? Pourquoi écris-tu ? Tu crois que c’est tout le monde qui peut écrire des histoires, hein ? Est-ce que c’est pas par hasard une nouvelle astuce que tu as dénichée pour te mettre au chômage, passer entre les mailles des filets du système, piquer les allocations, creuser au passage le trou de la sécu et mettre en panne l’ascenseur social de la Gaule ? »
Voilà un extrait qui vous donne le ton de cette histoire, celle d’un dandy africain mais parisien dont la femme s’est enfuie avec leur fille et un type qui joue du tam-tam dans un groupe que personne ne connaît en France. Entre son voisin, qui l’épie et l’accuse de tous les maux de la terre, et la silhouette de son ex qui traîne dans les moindre recoins de l’appartement, sa vie est devenue un calvaire et sa machine à écrire reste sa seule source de réconfort. Si ses amis du Jip’s, Paul du grand Congo, Yves l’Ivoirien, Bosco Le Poète de l’Ambassade, l’agent de sécurité Lazio et Willy, « le propriétaire de tous les dossiers » de ce bar du premier arrondissement, sont persuadés qu’il s’est jeté dans l’écriture pour noyer son chagrin, il entreprend jour après jour de consigner son journal, celui d’un homme révolté qui croque les grandeurs et les misères de l’âme humaine, passant « du coq à l’âne et de l’âne au coq » : « c’est ça aussi vivre ».
J’ai adoré les livres précédents de cet auteur qui sait évoquer comme personne la communauté africaine qui vit en France. C’est drôle, tendre mais sans complaisance. L’écriture est colorée, les personnages attachants et encore une fois les clichés volent en éclats.

Je termine par un dernier conseil avec Equatoria de Patrick Deville. Dans ce livre qui se déroule dans une Afrique qui ne cesse de changer de nom et de frontières, le narrateur cherche des plans et des cartes de géographie. C'est sa manière de fixer le temps, les stigmates des guerres et des révo­lu­tions. Patrick Deville constate ainsi l'effondrement de certaines dictatures, le chaos et les massacres de minorités. L'écriture de Patrick Deville est sensuelle, poétique, teintée d'humour, est celle d'un érudit qui ne la ramène pas, d'un archiviste de l'éphémère porté par l'envie de se perdre dans de nouveaux territoires : ceux qui ne figurent pas sur ses nombreuses cartes du monde. C'est passionnant

9 juin 2009

Une Ebony funky and une Beth qui monte !

C’est probablement la plus improbable des métamorphoses ! Après avoir incarné sept années durant le personnage d’une jeune et jolie pimbêche, dans le soap TV Family Affairs (série britannique ultra populaire dont je me souviens avoir vu des extraits lors d’un voyage scolaire dans le nord de l’Angleterre), Ebony Thomas a envoyé paître son rôle pour devenir la reine de l’électro-funk-rap.
Son premier album, Bone of My Bones (sortie le 15 juin/ Merci Tom pour la découverte !), traduit ce mélange atypique à la perfection et aborde avec colère les thèmes de l'argent roi, du racisme et des machos. Autant de thèmes qui pourraient paraître éculés si la belle ne faisait preuve d'un humour sarcastique !!(http://www.myspace.com/ebonybones)
Pour info, elle écrit, compose, interprète et produit elle-même sa musique, qui a dit que les filles ne savaient faire plein de choses à la fois! Sa musique est cash (selon elle, c’est comme si "les Clash encontraient Grace Jones qui auraient rencontré Björk " et comme j’adore les Clash et que j’ai usé le dernier cd de Grace Jones à force de l’écouter vous comprenez mon coup de coeur!). Enfin une fille qui a autre chose à raconter que des peines de cœurs, des histoires de copines, de shopping ou de régime, ça fait plaisir !
Autre détail non négligeable, son look, accessoirisé à outrance (cf Santogold ou Mia) qu’elle définie ainsi : « Imaginez une explosion dans une usine de crayons de couleur et vous aurez une idée de son look. » Coupe afro peroxydée, fringues et bijoux fluo et paillettes argentées, Lady Gaga peut aller se rhabiller !
Je vous invite à courir sur son site découvrir ses anciens titres comme "We Know All About U", l'un des premiers, "Don't Fart On My Heart",…..pour les fans rdv Le 29 août pour Rock en Seine.

Il est enfin prêt, le nouvel album de The Gossip!
Pour info je ne fait pas référence à la série TV mais au groupe de la tonitruante Beth Ditto!
Ce nouvel opus intitulé Music For Men est produit par Rick Rubin, qui a notamment collaboré avec de belles pointures tels que Johnny Cash et les Beastie Boys, ça promet ! Par contre quand je lis que selon Beth Ditto: « Il y a un sacré paquet de chansons d’amour là-dedans. Pour le tracklisting, nous avions 14 chansons, dont 7 contenait le mot ’amour’ dans le titre. Je ne m’étais pas aperçue que j’étais si romantique. » Ça me perturbe un peu. Depuis quand The Gossip est un groupe romantique !
Bon, pas de panique, impossible que la chanteuse du groupe, grosse, lesbienne, provinciale et punk revendiquée devienne une Katy Perry de supermarché, je trépigne donc d’impatiente face à l’arrivée imminente du single Heavy Cross prévu pour le 15 juin. Nul doute que je vais être rassurée ! Parce que moi j’adore Beth, sa musique punk-rock, sa voix soul et son culot de fille sculptée en millefeuille de chair qui en est super fière, toujours souriante, pleine d’humour qui balance contre la tendance puritaine de l’Amérique (on se souvient du tube Standing in the way of control, jealous girls ou de listen up !) et offre des performances démentes, bref Beth n’a pas fini de monter et de tout nous montrer.

8 juin 2009

In love with Macel de Bruxelles

En lisant le « Elle » de cette semaine, je suis tombée sur un article intitulé « le marcel, mode d’emploi ». Je passe sur les conseils de looks car après tout chacun fait ce qui lui plaît mais je ne résiste pas à l’envie de vous parler d’une marque absente de cet article « Le Fabuleux Marcel de Bruxelles » ????
Cette marque est née de l’imagination d’un publicitaire Bruxellois Christophe Ghewy, de sa femme et d’un producteur de cinéma Ruben Goots. Mais pourquoi donc le marcel comme pièce unique ? « Depuis toujours, été comme hiver, je porte un marcel, ce qui fait souvent sourire mon entourage », confie Christophe Ghewy. Pour les trois concepteurs bruxellois du Marcel, cet élément tout simple de la garde-robe constitue à lui seul un style à part entière. « Par ce vêtement, nous souhaitons évoquer l'atmosphère des années 1950 et 1960, poursuit Christophe Ghewy. Notre Marcel est comparable aux Havaianas brésiliens. Ces tongs existent depuis les seventies...Nous voulons être une marque qui perdure, pas une nouvelle tendance. »
Leurs modèles portent des noms originaux : « Le Fabuleux », « Le Pablo », « Le Clochard »...et font tous références à des histoires liées au vêtement. « Le Pablo », par exemple, se réfère à Picasso, qui se baladait souvent en singlet à la Côte d'Azur.
Pour info, chaque modèle possède son nom et fait référence à une coupe particulière :
le Pablo, modèle avec des rayures horizontales, très années 20
le Fabuleux : basique côtelé, disponible dans un large choix de couleurs
le Clochard : échancrure très sexy, réservé aux femmes
le Vieux : modèle original

La marque a aussi soigné son site http://www.fabuleuxmarcel.be/#/introduction/
réussi grâce aux photos d'Alex Salinas prises le long du canal de Bruxelles-Charleroi ou au Cirio (un classique parmi les cafés bruxellois, pour les connaisseurs!).
En France, vous pouvez trouver les Marcel chez une autre marque Belge, Essentiel (ma caverne d’Ali Baba perso) ou chez Colette.
Petite anecdote, selon la légende, le fameux boxeur français Marcel Cerdan serait à l’origine du nom de ce vêtement.Le vêtement est aussi devenu célèbre grâce à son emploi dans des films cultes tel que “Un tramway nommé désir” avec Marlon Brando.

L’objet du désir (5)


En ce moment, je suis en quête d’un…………sac à mains ! Attention c’est sérieux j’en ai marre de me trimballer avec des sacs très mode et très beaux mais surtout trop petits ou trop grands, qui ne ferment pas ou qui ne tiennent pas à l’épaule. Cette fois ci je suis résolue à laisser le design de côté pour me concentrer sur le côté pratique, une bonne idée car je trimballe toujours ma maison avec moi! (deux ou trois bouquins, une ,paire de ballerines, un gilet, une trousse à maquillage, deux agendas,….ben quoi !).
Mais voilà, le sac idéal j’ai fini par le trouver mais je vais me contenter d’en rêver à moins d’arriver à sortir 2 800E de mon chapeau.
Cet objet de mon désir c’est le « sofia », un des modèles de la collection dessinée par Sofia Coppola pour Vuitton. En effet, après avoir pris la pose avec son père dans la campagne été 2008 signée Annie Leibovitz, Sofia Coppola est passée à la création avec une collection de sacs et de chaussures à son image: chic, simple et sobre : "Pour les sacs à main à porter en journée, je voulais des couleurs classiques qui s'associent avec tout et dont on ne se lasserait pas, en évitant le noir". Mon coup de cœur perso va au sac en cuir bleu marine qui est aussi un des préférés de la réalisatrice-productrice-dessinatrice-styliste (y a des femmes qui n’arrêtent pas !), il est beau, pratique, pas trop grand mais quand même, bref il est parfait mais comme la perfection est souvent un luxe ma quête continue.

7 juin 2009

COS , enfin!

COS (Collection of Style), le nouveau concept de mode d'H&M a enfin sa boutique à Paris et j'ai pu aller y faire un tour! et pour tout dire j'ai aimé ce que j'ai vu.
La collection est classe avec un joli souci du détail et des prix plutôt raisonnable (attention, c'est tout de même plus cher qu'H&M).
C'est pas très originale mais super class avec beaucoup de basics bref du zéro défaut! Les chemises blanches ont la bonne coupe, les robes noires sont efficaces et les accessoires impeccables,...idéal pour la nouvelle jeune active que je suis.
Par ailleurs, le magasin en lui même est très sympa avec beaucoup de place et de lumière on est loin de la cohue typique d'H&M et rien que ça j'adore.
N'hésitez pas à aller voir au 4 des rosiers 75004 Paris ou à faire un tour sur le site:http://www.cosstores.com/




18 mai 2009

Ethnics girls have music power

En parcourant mon blog j’ai constaté que :
-1/ ces derniers temps je n’ai pas beaucoup écrit, ben ouais je sais mais je passe mon temps dans les trains ou les avions donc à moins que ma boîte m’offre une clé mobile 3G (on peut toujours rêver !) je vais devoir continuer à rationner mon quota Internet.
- 2/ ça fait longtemps que je n’ai pas parlé de musique alors qu’en ce moment, ça bouge énormément !

Donc voici mes derniers coups de cœur musicaux avec un focus sur de jeunes et jolies filles qui en ont des puissantes (des cordes vocales, bien sûre !).
D’abord, parlons un peu du groupe The Noisettes qui a un nom particulièrement original qui fait référence au mot anglais « noise » qui signifie bruit. Côté musique aussi ça fait du bruit ! Leur nouvel album (“Wild Young Hearts“ ) offre une pop exubérante aux mille origines. Pour citer les influences de Shingai Shoniwa (chanteuse charismatique et bassiste), Dan Smith (guitariste) et Jamie Morrison (batteur), il faut se plonger dans une encyclopédie de la pop. Avec Jim Abbiss (Artic Monkeys) aux manettes et assez d’énergie pour tout renverser sur son passage, Noisettes mise encore une fois sur un hétéroclisme qui prend des allures de cataclysme : Don’t Upset The Rhythm, Beat Of My Heart, Never Forget You. Pour les néophytes du groupe leur titre le plus connu est "Don't Give up" extrait de leur premier album "What's the time Mr Wolf" sorti en février 2007.A consommer sans modération, c’est de l’énergie pure !

Version girl en solo il ne faut pas passer à côté de Laura Izibor. Le premier album de cette chanteuse irlando-nigériane, « Shine » est un pur concentré de fraîcheur, tout comme le coquin « From my Heart to yours ». Parfait pour bien commencer la journée. Côté style, cette chanteuse à un style très accessible, à la croisée d’Alicia Keys, pour le côté pianiste-songwritrice, et de Leela James, pour les similitudes vocales et stylistiques. C’est ultra-carré, très agréable et facile à retenir par contre on ne peut pas dire que ça déborde d’originalité !Les ballades piano-voix, elles aussi, ne manquent pas à l’appel avec What Would You Do et le mélancolique The Worst Is Over, c’est un disque parfait pour l’été !

Mon coup de cœur va directement à Jazmine Sullivan ! Le meilleur disque selon moi depuis Amy Winehouse, impossible de me sortir de la tête Bust Your Windows son premier single un single extrait de l'album Fearless. À tout juste 22 ans Jazmine a été nominée 5 fois au Grammy Awards 2009 en tant que Meilleure révélation, meilleure chanteuse R&B pour ‘Need U Bad‘ , meilleure chanson R&B“Bust Your Windows” et en tant que meilleure performance vocale de Rhytm & Blues traditionnelle. En plus de ce palmarès elle est la chou-chou de Missy Elliot et de Stevie Wonder, qui l’a repéré lorsqu’elle était encore une enfant.Sa force c’es sa voix chaude et profonde qu’elle adapte à tous les styles de musique. Que ce soit sur du hip hop, avec le titre « My Foolish Heart », sur du R&B, avec « After The Hurricane ou encore sur des compositions plus pop comme sur « One Night Stand », elle pose sa voix avec dextérité et assurance. A retenir aussi la ballade soul « In Love With Another Man », où elle explique que les hommes aussi peuvent avoir le coeur brisé. Grande nouvelle !