2 février 2010

Les dessous passent dessus !


Cet été, il va falloir tout montrer ! si on veut jouer à la fashion victime, on oublie les complexes et les idées préconçues car en 2010 la lingerie est reine !
Impossible de ne pas s’en apercevoir, lors des derniers défilés, la lingerie a été célébrée, encensée et déclinée sur tous les tons : fatale chez Dior, rétro chez Dolce&Gabbana ou primesautières chez Vanessa Bruno.
On a de la dentelle, des combinaisons, des guêpières, des boxers et des corsets en satin et autres transparences qui sont passés du statut de sous-vêtement à celui de vêtement...

Si chez le commun des mortelles, cette tendance ne supportera pas le total look et peut-être même le look tout court pour beaucoup d’entre nous (rien qu’à penser au métro en combi, j’ai un peu de mal !), un jupon satiné rehaussé d'une petite veste, un corset porté sous un blazer ou encore un soutien-gorge porté sous un top diaphane permette de jouer le jeu sans tomber dans le graveleux !
Alors, faut-il arpenter le macadam en sous-vêtement cet été ? Si on vit dans le monde réel non (enfin, c’est mon opinion) mais on peu mixer car comme toujours le tout c’est de suggérer sans trop dévoiler!

20 janvier 2010

James Ellroy, où la mauvaise conscience de l'Amérique!

Lire James Ellroy m’a toujours donné mal au ventre !
A chaque fois que je termine (dévore) un de ces romans, j’ai la nausée, des crampes à l’estomac et la tête qui tourne.
La lecture du dernier volet de la trilogie Underworld USA m’a lessivé. 842 pages denses, compactes, foisonnantes…ce livre se mérite mais et au bout quel pied !

Underworld USA, c’est l’histoire de l’Amérique de 1958 à aujourd’hui.
Le premier volet de cette trilogie American Tabloïd évoque l’époque faste de la mafia, de la CIA, du FBI avec son légendaire patron J.E Hoover et des Kennedy bref c’est le règne de la corruption, des magouilles et de la violence sur fond de valeurs morales et puritaines symbole des "happy days" (les années 50-60 américaines).


Dans le deuxième volume Americain Death trip, Ellroy s'écarte un peu plus de l'actualité de la fin des années 1960 pour se recentrer sur la fiction et ses personnages mais il évoque tout de même la ségrégation, la corruption et la guerre du Vietnam (ça fait déjà pas mal !).
Le dernier volume Underworld USA s’ouvre par une scène de braquage à couper le souffle. Le récit reprend après les assassinats de Martin Luther King et Robert Kennedy et s’achève en 1972, c’est l’époque de Nixon des années peace and love mais aussi du bourbier vietnamien, de la radicalisation du militantisme noir et de la violence parallèle des mouvements racistes. Encore une fois, Ellroy dévoile les arrière-cours du pouvoir, les politiciens corrompus, les flics véreux et des affairistes mafieux.
Conclusion, Ellroy est la mauvaise conscience de l’histoire américaine et un écrivain de génie (avec un style laminaire impossible à imiter!) mais attention cette trilogie n’est pas 1 livre d’histoire, James Ellroy n’hésite pas accentués, déformés voire carrément inventés les faits. Difficile de faire la part du vrai et du faux, à vous de juger !

17 décembre 2009

TUTTO FELLINI !















Mon (cinquième) hiver à Paris sera fellinien. La neige, le froid, la nuit qui tombe à 17h,….pleins de bonnes raisons de m’enrouler dans ma couette et de revoir les chefs d’œuvre du cinéaste italien.
Avant commencer cette rétrospective, j’ai filé à l’exposition "Fellini, la Grande Parade au Jeu de Paume, une galerie que j’adore parce qu’elle consacre des expositions à des artistes contemporains photographes (Pierre et Gilles, Lee Miller, Richard Avedon,…) ou cinéastes (Charlie Chaplin,….).


Cette expo est très intéressante et plutôt rafraîchissante, rien de barbant ou de trop théorique mais pleins de photos, de vidéos, d’affiches et de dessins, des documents photographiques, des magazines, des images télévisuelles ou des œuvres d’artistes…. C’est une ballade pluridisciplinaire au cœur de l’univers de Fellini pas une visite catalogue. On y retrouve tous les éléments du l baroque fellinien, avec ses personnages (exubérants, extravagants, véritables caricatures vivantes), sa narration (pas de réelle progression dramatique) ou son traitement du temps (le réel et l'imaginaire s'entremêlent allègrement) qui donne tout sa spécificité aux films de Fellini.
On n’y apprend également que c’est l’événement ou le fait historique, l’Histoire ou l’anecdote, le biographique ou le fictionnel qui sont tour à tour les matériaux sur lesquels Fellini, à force de confrontations, de résonances ou de dialogues, construit la spécificité de sa trame narrative et l’originalité de ses environnements visuels.

Pour info Federico Fellini est L'un des plus grands et célèbres réalisateur de l'histoire du cinéma, il a gagné la Palme d'or au Festival de Cannes 1960 pour La Dolce Vita. Ce film impose définitivement En 1993, il a reçu l'Oscar d'honneur pour la carrière, « en appréciation de l'un des maîtres-conteurs de l'écran ».C'est à La Strada, en 1954, que Federico Fellini doit son succès international.
Une petite anecdote : le terme « paparazzi » vient d'un personnage du film La Dolce vita nommé Paparazzo, un journaliste photographiant des célébrités.