Que faire un samedi pluvieux à Paris ! Découvrir un musée et écouter de la bonne musique ! Et où donc ai-je trouvé un tel mélange ? Au musée de la musique dans le 19 ème arrondissement (où, je dois le reconnaître, je n’avais encore jamais mis les pieds) pour l’exposition « We want Miles » (pour info, ce titre est celui d’un album de M.Davis enregistré en public en 1981).Cette première vraie rétrospective consacrée à ce monstre sacré du jazz (il était temps !) est une vraie réussite car elle évoque aussi bien le musicien génial et avant-gardiste que l’homme à la personnalité complexe et à certains égards insaisissables (drogue, réputation sulfureuse, goût du luxe,…), j’ai donc passé un excellent moment.
L’exposition court sur 8000 m2 et retrace chronologiquement le parcours de Miles Davis de son enfance à East Saint Louis à sa « renaissance » après un long passage à vide et son concert de 1991 devant la Grande Halle de la Villette où se trouve aujourd’hui le musée.

On a l’occasion de découvrir, tout au long de l’exposition (qui compte plus de 300 pièces), des partitions inédites, des trompettes flamboyantes (j’ai eu un coup de cœur pour la rouge), des photographies d’Irving Penn, des costumes de scène, des films amateurs....sans parler de ces petits salons acoustiques, lieux parfaits pour écouter tranquillement la musique de Miles Davis.
Cette exposition retrace aussi, en un sens, l’histoire de jazz. En effet, Miles Davis a fait évoluer sa comme personne musique passant du « be-bop » avec son tempo rapide et ses phrasées dynamiques (incarné par Charlie Parker, T. Monk ou Sonny Rollins), au « cool jazz » incarné par des pointures comme Chet Baker et Gerry Mulligan, jusqu’à à la révolution des 60’s 70’S aux côtés de Jimmy Hendrix et de la révolution électrique. Bref, cette exposition est passionnante (et le reste du musée également).
Résultat, à mon retour, j’ai sorti mes albums de jazz (je ne suis pas une spécialiste mais j’en ai tout de même une bonne vingtaine) et j’ai écouté en boucle « A kind of blue » en regardant tomber la pluie qui ne s’est pas arrêtée de la journée !
Résultat, à mon retour, j’ai sorti mes albums de jazz (je ne suis pas une spécialiste mais j’en ai tout de même une bonne vingtaine) et j’ai écouté en boucle « A kind of blue » en regardant tomber la pluie qui ne s’est pas arrêtée de la journée !