11 février 2009

La collection Berardo, c'est beau! (pas trouvé mieux!)

En matière d’art contemporain, ça commence toujours par l’histoire d’un collectionneur passionné du genre de José Berardo, un des plus importants entrepreneurs portugais qui a fait fortune en Afrique du Sud où il a débarqué à 19 ans. Il a bossé dans plusieurs domaines dont le commerce de l’or et du vin, la banque et les télécommunications et accessoirement il a réunie une des collections d’art moderne et contemporain les plus intéressantes d'Europe.

Ses œuvres sont justement exposées au Musée du Luxembourg (c’est bientôt la fin, alors on se dépêche d’aller y faire un tour, ça vaut le coup même si le montant de l’entrée est toujours hallucinant !). Cette expo est très intéressante parce qu’elle couvre plusieurs courants de l’art contemporain du XXème ce qui permet à des gens comme moi, qui n’y connaisse pas grand-chose, de mieux comprendre ce qu’est l’art contemporain, à quoi il fait référence et comment il a évolué.
D’habitude je suis assez sceptique concernant l’organisation des expos du musée du Luxembourg mais là, c’est plutôt bien pensé. Les (environ) soixante-dix œuvres s'articulent autour de quatre thèmes : le surréalisme (Miró, Dali, Ernst, Breton…), la période d’avant la Seconde Guerre Mondiale, l'abstraction de 1910 à l'immédiat après-guerre (Mondrian, Tanguy, Arp…), la confrontation Europe-Amérique des années 1960 avec le Nouveau réalisme et le Pop Art (Warhol, Klein, Soulages, Mitchell…) et enfin, la création post-1970 (Schnabel, Stella…).

J’ai eu un super coup de cœur pour le petit cabinet de curiosité qui regroupe, à part, un Téléphone aphrodisiaque blanc (1936) de Dali, un paravent peint, le Firmament (1932) de Yves Tanguy, une « boîte » de Cornell, des dessins de Victor Brauner, Joan Miró, Julio Gonzales, Roberto Matta et des œuvres d’André Breton, Valentine Hugo, Tristan Tzara et Greta Knutson. C’est délicieux !

Cette seconde étape de ma découverte de l’art contemporain m’a vraiment étonné. C’est moins rude que l’avant-garde russe (voir post janvier), plus accessible et plus pédagogique. Résultat j’ai eu un coup de cœur pour le surréalisme ! Et je commence à prendre goût à l’art contemporain.