26 octobre 2009

I want Miles

Que faire un samedi pluvieux à Paris ! Découvrir un musée et écouter de la bonne musique ! Et où donc ai-je trouvé un tel mélange ? Au musée de la musique dans le 19 ème arrondissement (où, je dois le reconnaître, je n’avais encore jamais mis les pieds) pour l’exposition « We want Miles » (pour info, ce titre est celui d’un album de M.Davis enregistré en public en 1981).

Cette première vraie rétrospective consacrée à ce monstre sacré du jazz (il était temps !) est une vraie réussite car elle évoque aussi bien le musicien génial et avant-gardiste que l’homme à la personnalité complexe et à certains égards insaisissables (drogue, réputation sulfureuse, goût du luxe,…), j’ai donc passé un excellent moment.
L’exposition court sur 8000 m2 et retrace chronologiquement le parcours de Miles Davis de son enfance à East Saint Louis à sa « renaissance » après un long passage à vide et son concert de 1991 devant la Grande Halle de la Villette où se trouve aujourd’hui le musée.
On a l’occasion de découvrir, tout au long de l’exposition (qui compte plus de 300 pièces), des partitions inédites, des trompettes flamboyantes (j’ai eu un coup de cœur pour la rouge), des photographies d’Irving Penn, des costumes de scène, des films amateurs....sans parler de ces petits salons acoustiques, lieux parfaits pour écouter tranquillement la musique de Miles Davis.
Cette exposition retrace aussi, en un sens, l’histoire de jazz. En effet, Miles Davis a fait évoluer sa comme personne musique passant du « be-bop » avec son tempo rapide et ses phrasées dynamiques (incarné par Charlie Parker, T. Monk ou Sonny Rollins), au « cool jazz » incarné par des pointures comme Chet Baker et Gerry Mulligan, jusqu’à à la révolution des 60’s 70’S aux côtés de Jimmy Hendrix et de la révolution électrique. Bref, cette exposition est passionnante (et le reste du musée également).

Résultat, à mon retour, j’ai sorti mes albums de jazz (je ne suis pas une spécialiste mais j’en ai tout de même une bonne vingtaine) et j’ai écouté en boucle « A kind of blue » en regardant tomber la pluie qui ne s’est pas arrêtée de la journée !

12 octobre 2009

Allez, je m’engage dans la marine !

Enfin…..pas tout à fait vu que j’ai le mal de mer !
Par conséquent je crois que mon côté marin va simplement s’exprimer par le port d’un vêtement très simple donc très chic……la marinière !

La marinière, à l’origine, c’est une blouse de femme très ample et courte, ornée d’un col marin (un col carré à l’arrière et en pointe à l’avant). C’est aussi un élément du costume traditionnel breton, destiné aux marins et aux pêcheurs. Au début du XXe siècle, avec le développement du tourisme balnéaire et sous l’influence de Coco Chanel, cette tenue de marin va conquérir les élégantes et plus encore. Pour moi, c’est aussi un vêtement liée à mon enfance, aux lubies de ma mère (avec les mocassins vernis) et à mon côté garçon manqué du genre de l'Effrontée avec Charlotte Gainsbourg.

Pour mon plus grand plaisir, la marinière sera encore une pièce phare cette saison. Mais attention, out la bonne vielle marinière Armor Lux de grand-mère qui a fait fureur cet été ! place à la marinière customisée à paillettes, transparente, avec des épaulettes…tout est bon pour contrecarrer sa nature de petit matelot bien discipliné.
Et pour ça, il faut la choisir un peu lâche, histoire de la glissée dans un jean porté avec des talons ! Ou bien avec une jupe « crayon » ou « midi et un veston d'homme.
L’avantage c’est que la marinière est une pièce fonctionnelle, qu'elle a un côté androgyne, féminin ou masculin suivant la façon dont on la porte et comme on peut la porter en toutes occasions!
Évidemment, les modèles ne manques pas : Sandro, Claudie Pierlot, h&M, Topshop…la mienne est signée de la marque « in » The Kooples, reste à trouver la vôtre et bon vent!

8 octobre 2009

Soul session: vive les blancs becs!

Mon premier blanc bec, Mayer hawthorne a une voix soul et profonde ! Mais Mayer Hawthorne est un imposteur car avec une voix pareille je m’attendais à un grand black, un clone de Seal ou de Raphael Saadiq mais Mayer Hawthorne est un blanc-bec de détroit avec une dégaine de geek…(ça ne vous rappel pas un petit blanc originaire de la même ville qui a fait un carton dans un genre musical réservé aux blacks…mais si un certain Eminem !) .
Heureusement je ne suis pas restée fâchée longtemps parce que son album « Strange Arrangement » est un bijou avec quelques pépites comme l'impeccable "Just ain't gonna work out", le très classe "Green eyes love" ou les plus remuants "Maybe so, maybe no" et "Your easy lovin' ain't pleasin".
Cet album est un hommage à la soul des sixties, un exercice rétro, une lubie vintage réussie haut la main qui s’inspire de Marvin Gaye, des Temptation, des Jackson Five et plus généralement tout ce qui touche de près ou de loin à la maison Stax Motown, basée à Détroit. Rien à dire de plus, c'est l'album de mon hiver!

Mon second blanc-bec est australien et prouve que la musique australienne a encore de beaux jours devant elle. Il faut dire que Daniel Merriweather a les bons copains : il est produit par le britannique Mark Ronson, connu, entre autres, pour ses collaborations avec Amy Winehouse , Kaiser Chiefs, Robbie Williams ou encore Lily Allen. Il a aussi le bon look (style James Dean), de la classe et une voix à frémir les organes en tout cas les miennes. Son premier album, Love & War met en valeur sa voix unique sur un efficace mélange de soul et de pop.
La hauteur de sa voix sur certains titres est simplement impressionnante voire hallucinante, ça me rappelle Curtis Mayfield ! Mais si Curtis Mayfield, le chanteur des Impressions (For Your Precious Love et Gypsy Woman), rappelez-vous pour la bande originale du film de blaxploitation Superfly ! Ok bon les années 70/80 c’est loin, mais quand même !
J’avoue je suis séduite, j'adore, je craque. Perso mes titres préférés sont « Change », « Red » « Water and a flame » en duo avec la jeune et jolie Adèle (la chanteuse anglaise considérée comme la « nouvelle Amy Winehouse grâce à son album 19) et « Cigarettes ». L'Australie, nouvelle terre de la soul? à voire en tout cas on y trouve pas que des acteurs, c'est déjà ça!