15 juin 2009

African stories

Mes vacances sont encore loin, il fait froid, il pleut,……bref le mois de juin est plus propice à lire chez soi ou dans un café qu’à faire bronzette sur la pelouse du Jardin du Luxembourg !Voici donc une petite sélection de très bons livres que j’ai eues entre les mains et qui parle de l’Afrique. Attention, si le dépaysement est assuré ces livres n’ont rien à voir avec une caricature du continent donc pas de folklore, de marabout ou de Tam Tam…il s’agit de découvrir l’Afrique contemporaine.
D’abord, un polar Zoulou de C Ferey! Zéro folklore à l’horizon c’est un livre violent, âpre voir effrayant (âme sensible s’abstenir) mais excellent qui se déroule dans une Afrique du Sud ravagée par le Sida, la misère et la violence et qui n’a pas encore soigné ses plaies des années noires de l’apartheid.
Le personnage principal, Ali Neuman, zoulou, chef de la police criminelle a gagné le droit à l’existence après les pires moments d’une ségrégation. Il a perdu son père dans la torture et gagné des cicatrices profondes malgré un changement symbolique de nom significatif (Neuman = nouvel homme). Ce personnage principal est taillé comme je les aime dans un granit extérieur plein de fêlures, fragilisé par les remous du passé et des excès. Le dilemme : on peut continuer à vivre mais on ne peut pas oublier et il est très difficile de faire son chemin avec la mémoire, la douleur et surtout la colère ! Cette situation est courante en Afrique où souvent les ennemis d’hier deviennent les voisins de demain! (je pense au Rwanda, par exemple)Ce livre est un portrait assez déroutant de l’Afrique du Sud dont on a tendance à saluer le dynamisme en oubliant que derrière l’économie florissante ce cache un pays dont les habitants donnent plus l’impression de survivre que de s’épanouir !


L'autre moitié du soleil de Chimamanda Ngozi Adichie est l’un des plus beaux romans que j’ai lu récemment. Il se passe à Lagos au Nigéria, une ville tentaculaire, violente et d’une extrême pauvreté et évoque l’histoire de la guerre civile du Biafra qui déchira le pays à la fin des années 60.
C’est vraiment bien écrit tout comme L'Hibiscus pourpre, le premier romand de l’auteur qui m’avait laissé un agréable souvenir.
Ce livre est le récit de plusieurs destins croisés : Olanna et Kainene, deux soeurs jumelles, enfants choyées de la bourgeoisie éclairée de Lagos ; Odenigbo, universitaire généreux, amoureux d'Olanna, intellectuel engagé convaincu que le vaste mouvement d'indépendance que connaît l'Afrique doit déboucher sur un bel avenir. A leurs côtés, Richard, journaliste britannique, en outre amant de Kainene, et Ugwu, un adolescent qui a quitté son village, sa famille, pour entrer au service d'Odenigbo. Le livre raconte comment la guerre pulvérisera la vie de chacun telle qu'elle se dessinait, pleine d'espoir, au début de la décennie.
Si ce roman est plutôt classique dans le style, il n’en est pas moins très fort et très beau. On se laisse facilement emporté par les personnages broyés par le destin. L'auteur ne se contente pas d'apporter un témoignage sur un conflit oublié ; elle nous montre comment l'Histoire bouleverse les vies.

Pour finir un livre plus léger mais l’est-il vraiment?. C’est Black Bazar d'Alain Mabanckou, l’auteur de Verre cassé et Mémoires de porc-épic.
« Ça tombe bien, Fessologue, tu es là, je t’attendais ! Paul du grand Congo m’a appris que tu écris des trucs et que ça s’appelle Black Bazar ! C’est quoi cette arnaque que tu nous prépares ? Pourquoi écris-tu ? Tu crois que c’est tout le monde qui peut écrire des histoires, hein ? Est-ce que c’est pas par hasard une nouvelle astuce que tu as dénichée pour te mettre au chômage, passer entre les mailles des filets du système, piquer les allocations, creuser au passage le trou de la sécu et mettre en panne l’ascenseur social de la Gaule ? »
Voilà un extrait qui vous donne le ton de cette histoire, celle d’un dandy africain mais parisien dont la femme s’est enfuie avec leur fille et un type qui joue du tam-tam dans un groupe que personne ne connaît en France. Entre son voisin, qui l’épie et l’accuse de tous les maux de la terre, et la silhouette de son ex qui traîne dans les moindre recoins de l’appartement, sa vie est devenue un calvaire et sa machine à écrire reste sa seule source de réconfort. Si ses amis du Jip’s, Paul du grand Congo, Yves l’Ivoirien, Bosco Le Poète de l’Ambassade, l’agent de sécurité Lazio et Willy, « le propriétaire de tous les dossiers » de ce bar du premier arrondissement, sont persuadés qu’il s’est jeté dans l’écriture pour noyer son chagrin, il entreprend jour après jour de consigner son journal, celui d’un homme révolté qui croque les grandeurs et les misères de l’âme humaine, passant « du coq à l’âne et de l’âne au coq » : « c’est ça aussi vivre ».
J’ai adoré les livres précédents de cet auteur qui sait évoquer comme personne la communauté africaine qui vit en France. C’est drôle, tendre mais sans complaisance. L’écriture est colorée, les personnages attachants et encore une fois les clichés volent en éclats.

Je termine par un dernier conseil avec Equatoria de Patrick Deville. Dans ce livre qui se déroule dans une Afrique qui ne cesse de changer de nom et de frontières, le narrateur cherche des plans et des cartes de géographie. C'est sa manière de fixer le temps, les stigmates des guerres et des révo­lu­tions. Patrick Deville constate ainsi l'effondrement de certaines dictatures, le chaos et les massacres de minorités. L'écriture de Patrick Deville est sensuelle, poétique, teintée d'humour, est celle d'un érudit qui ne la ramène pas, d'un archiviste de l'éphémère porté par l'envie de se perdre dans de nouveaux territoires : ceux qui ne figurent pas sur ses nombreuses cartes du monde. C'est passionnant

9 juin 2009

Une Ebony funky and une Beth qui monte !

C’est probablement la plus improbable des métamorphoses ! Après avoir incarné sept années durant le personnage d’une jeune et jolie pimbêche, dans le soap TV Family Affairs (série britannique ultra populaire dont je me souviens avoir vu des extraits lors d’un voyage scolaire dans le nord de l’Angleterre), Ebony Thomas a envoyé paître son rôle pour devenir la reine de l’électro-funk-rap.
Son premier album, Bone of My Bones (sortie le 15 juin/ Merci Tom pour la découverte !), traduit ce mélange atypique à la perfection et aborde avec colère les thèmes de l'argent roi, du racisme et des machos. Autant de thèmes qui pourraient paraître éculés si la belle ne faisait preuve d'un humour sarcastique !!(http://www.myspace.com/ebonybones)
Pour info, elle écrit, compose, interprète et produit elle-même sa musique, qui a dit que les filles ne savaient faire plein de choses à la fois! Sa musique est cash (selon elle, c’est comme si "les Clash encontraient Grace Jones qui auraient rencontré Björk " et comme j’adore les Clash et que j’ai usé le dernier cd de Grace Jones à force de l’écouter vous comprenez mon coup de coeur!). Enfin une fille qui a autre chose à raconter que des peines de cœurs, des histoires de copines, de shopping ou de régime, ça fait plaisir !
Autre détail non négligeable, son look, accessoirisé à outrance (cf Santogold ou Mia) qu’elle définie ainsi : « Imaginez une explosion dans une usine de crayons de couleur et vous aurez une idée de son look. » Coupe afro peroxydée, fringues et bijoux fluo et paillettes argentées, Lady Gaga peut aller se rhabiller !
Je vous invite à courir sur son site découvrir ses anciens titres comme "We Know All About U", l'un des premiers, "Don't Fart On My Heart",…..pour les fans rdv Le 29 août pour Rock en Seine.

Il est enfin prêt, le nouvel album de The Gossip!
Pour info je ne fait pas référence à la série TV mais au groupe de la tonitruante Beth Ditto!
Ce nouvel opus intitulé Music For Men est produit par Rick Rubin, qui a notamment collaboré avec de belles pointures tels que Johnny Cash et les Beastie Boys, ça promet ! Par contre quand je lis que selon Beth Ditto: « Il y a un sacré paquet de chansons d’amour là-dedans. Pour le tracklisting, nous avions 14 chansons, dont 7 contenait le mot ’amour’ dans le titre. Je ne m’étais pas aperçue que j’étais si romantique. » Ça me perturbe un peu. Depuis quand The Gossip est un groupe romantique !
Bon, pas de panique, impossible que la chanteuse du groupe, grosse, lesbienne, provinciale et punk revendiquée devienne une Katy Perry de supermarché, je trépigne donc d’impatiente face à l’arrivée imminente du single Heavy Cross prévu pour le 15 juin. Nul doute que je vais être rassurée ! Parce que moi j’adore Beth, sa musique punk-rock, sa voix soul et son culot de fille sculptée en millefeuille de chair qui en est super fière, toujours souriante, pleine d’humour qui balance contre la tendance puritaine de l’Amérique (on se souvient du tube Standing in the way of control, jealous girls ou de listen up !) et offre des performances démentes, bref Beth n’a pas fini de monter et de tout nous montrer.

8 juin 2009

In love with Macel de Bruxelles

En lisant le « Elle » de cette semaine, je suis tombée sur un article intitulé « le marcel, mode d’emploi ». Je passe sur les conseils de looks car après tout chacun fait ce qui lui plaît mais je ne résiste pas à l’envie de vous parler d’une marque absente de cet article « Le Fabuleux Marcel de Bruxelles » ????
Cette marque est née de l’imagination d’un publicitaire Bruxellois Christophe Ghewy, de sa femme et d’un producteur de cinéma Ruben Goots. Mais pourquoi donc le marcel comme pièce unique ? « Depuis toujours, été comme hiver, je porte un marcel, ce qui fait souvent sourire mon entourage », confie Christophe Ghewy. Pour les trois concepteurs bruxellois du Marcel, cet élément tout simple de la garde-robe constitue à lui seul un style à part entière. « Par ce vêtement, nous souhaitons évoquer l'atmosphère des années 1950 et 1960, poursuit Christophe Ghewy. Notre Marcel est comparable aux Havaianas brésiliens. Ces tongs existent depuis les seventies...Nous voulons être une marque qui perdure, pas une nouvelle tendance. »
Leurs modèles portent des noms originaux : « Le Fabuleux », « Le Pablo », « Le Clochard »...et font tous références à des histoires liées au vêtement. « Le Pablo », par exemple, se réfère à Picasso, qui se baladait souvent en singlet à la Côte d'Azur.
Pour info, chaque modèle possède son nom et fait référence à une coupe particulière :
le Pablo, modèle avec des rayures horizontales, très années 20
le Fabuleux : basique côtelé, disponible dans un large choix de couleurs
le Clochard : échancrure très sexy, réservé aux femmes
le Vieux : modèle original

La marque a aussi soigné son site http://www.fabuleuxmarcel.be/#/introduction/
réussi grâce aux photos d'Alex Salinas prises le long du canal de Bruxelles-Charleroi ou au Cirio (un classique parmi les cafés bruxellois, pour les connaisseurs!).
En France, vous pouvez trouver les Marcel chez une autre marque Belge, Essentiel (ma caverne d’Ali Baba perso) ou chez Colette.
Petite anecdote, selon la légende, le fameux boxeur français Marcel Cerdan serait à l’origine du nom de ce vêtement.Le vêtement est aussi devenu célèbre grâce à son emploi dans des films cultes tel que “Un tramway nommé désir” avec Marlon Brando.

L’objet du désir (5)


En ce moment, je suis en quête d’un…………sac à mains ! Attention c’est sérieux j’en ai marre de me trimballer avec des sacs très mode et très beaux mais surtout trop petits ou trop grands, qui ne ferment pas ou qui ne tiennent pas à l’épaule. Cette fois ci je suis résolue à laisser le design de côté pour me concentrer sur le côté pratique, une bonne idée car je trimballe toujours ma maison avec moi! (deux ou trois bouquins, une ,paire de ballerines, un gilet, une trousse à maquillage, deux agendas,….ben quoi !).
Mais voilà, le sac idéal j’ai fini par le trouver mais je vais me contenter d’en rêver à moins d’arriver à sortir 2 800E de mon chapeau.
Cet objet de mon désir c’est le « sofia », un des modèles de la collection dessinée par Sofia Coppola pour Vuitton. En effet, après avoir pris la pose avec son père dans la campagne été 2008 signée Annie Leibovitz, Sofia Coppola est passée à la création avec une collection de sacs et de chaussures à son image: chic, simple et sobre : "Pour les sacs à main à porter en journée, je voulais des couleurs classiques qui s'associent avec tout et dont on ne se lasserait pas, en évitant le noir". Mon coup de cœur perso va au sac en cuir bleu marine qui est aussi un des préférés de la réalisatrice-productrice-dessinatrice-styliste (y a des femmes qui n’arrêtent pas !), il est beau, pratique, pas trop grand mais quand même, bref il est parfait mais comme la perfection est souvent un luxe ma quête continue.

7 juin 2009

COS , enfin!

COS (Collection of Style), le nouveau concept de mode d'H&M a enfin sa boutique à Paris et j'ai pu aller y faire un tour! et pour tout dire j'ai aimé ce que j'ai vu.
La collection est classe avec un joli souci du détail et des prix plutôt raisonnable (attention, c'est tout de même plus cher qu'H&M).
C'est pas très originale mais super class avec beaucoup de basics bref du zéro défaut! Les chemises blanches ont la bonne coupe, les robes noires sont efficaces et les accessoires impeccables,...idéal pour la nouvelle jeune active que je suis.
Par ailleurs, le magasin en lui même est très sympa avec beaucoup de place et de lumière on est loin de la cohue typique d'H&M et rien que ça j'adore.
N'hésitez pas à aller voir au 4 des rosiers 75004 Paris ou à faire un tour sur le site:http://www.cosstores.com/