26 février 2009

Lunettes, noeud papillon, collants en stretch et épaulettes

En ce moment, c’est coup de blues à répétition, trop de boulot, trop de déplacements bref pas assez de temps ! Donc le matin, c’est dur, je traîne les pieds, j’ai la tête des mauvais jours et autant d’énergie qu’un fumeur de joint en plein trip, bref c’est la galère.
Par conséquent, tous les moyens sont bons pour retrouver du peps et un minimum vital de bonne humeur histoire de réussir à aborder un joli sourire devant des stagiaires plus ou moins volontaires. Mon arme fatal, c’est mon ipod et ça tombe bien en ce moment les ondes nous offrent un large choix de musique pop sur-vitaminée dont j’abuse tout au long de la journée.

Premier de la liste, Sliimy, un jeune chanteur français (il a donc les honneurs, ça c’est mon côté chauvin !) qui s'est fait connaître sur le Net (la sortie de son premier album est prévue en avril prochain !). On dirait un clone de Mika : même silhouette androgyne, même voix aigu, mêmes boucles soyeuses même look farfelu et même univers acidulé et enfantin...mais Sliimy impose en plus un côté faussement naïf et d’éternel adolescent, so cute.En ce moment, je démarre mes journées avec «Wake up», la très soyeuse reprise de «Womanizer» de notre chère Britney, « i’m waiting for », « little sister »,….bref je suis totalement séduite par cette musique fun, un peu buble gum et que notre jeune et squelettique chanteur définie lui-même comme : «Une pop un brin cynique», si c’est lui qui le dit !

Mais attention, il n’y a pas que les mecs pour nous offrir une musique ultra-dynamique et pétillante, des clips déjantés et des coupes de cheveux incroyables !Merci aux 5 filles de Those Dancing Days (accessoirement, c’est aussi un titre de Led Zeppelin) et leur hit: “Run Run” ces d’moizelles sont originaire de Stockholm avec une moyenne d’âge de 17ans (résultat, elles ne se produisent sur scène que le weekend puisqu’elles sont à l’école en semaine.). Cet album est dansant au possible, joyeusement énergique et totalement barré. Bref, je suis fan, c’est un remède à la déprime et une invitation à se bouger l’arrière-train avec entrain !

Dernier coup de cœur : Empire Of The Sun (ce titre doit normalement vous faire penser au titre d'un roman de l'écrivain anglais J.G. Ballard, au pire à un film avec Christian Bale), accessoirement, c’est aussi le nom d'un duo pop-électro australien (bien oui, ils n’ont pas que des surfeurs et des acteurs et Kylie Minogue !) de toute beauté.

Leur premier album, « Walking On A Dream », est un bijou à tel point que le single a été choisi par la BBC, en Angleterre, comme l'un des titres originaux les plus pertinents de ce début d'année 2009. L'illustration vidéo du premier single de Empire Of The Sun est d'ailleurs plus que surprenante, visuellement inclassable et dès plus cosmique, à vous de juger !

11 février 2009

La collection Berardo, c'est beau! (pas trouvé mieux!)

En matière d’art contemporain, ça commence toujours par l’histoire d’un collectionneur passionné du genre de José Berardo, un des plus importants entrepreneurs portugais qui a fait fortune en Afrique du Sud où il a débarqué à 19 ans. Il a bossé dans plusieurs domaines dont le commerce de l’or et du vin, la banque et les télécommunications et accessoirement il a réunie une des collections d’art moderne et contemporain les plus intéressantes d'Europe.

Ses œuvres sont justement exposées au Musée du Luxembourg (c’est bientôt la fin, alors on se dépêche d’aller y faire un tour, ça vaut le coup même si le montant de l’entrée est toujours hallucinant !). Cette expo est très intéressante parce qu’elle couvre plusieurs courants de l’art contemporain du XXème ce qui permet à des gens comme moi, qui n’y connaisse pas grand-chose, de mieux comprendre ce qu’est l’art contemporain, à quoi il fait référence et comment il a évolué.
D’habitude je suis assez sceptique concernant l’organisation des expos du musée du Luxembourg mais là, c’est plutôt bien pensé. Les (environ) soixante-dix œuvres s'articulent autour de quatre thèmes : le surréalisme (Miró, Dali, Ernst, Breton…), la période d’avant la Seconde Guerre Mondiale, l'abstraction de 1910 à l'immédiat après-guerre (Mondrian, Tanguy, Arp…), la confrontation Europe-Amérique des années 1960 avec le Nouveau réalisme et le Pop Art (Warhol, Klein, Soulages, Mitchell…) et enfin, la création post-1970 (Schnabel, Stella…).

J’ai eu un super coup de cœur pour le petit cabinet de curiosité qui regroupe, à part, un Téléphone aphrodisiaque blanc (1936) de Dali, un paravent peint, le Firmament (1932) de Yves Tanguy, une « boîte » de Cornell, des dessins de Victor Brauner, Joan Miró, Julio Gonzales, Roberto Matta et des œuvres d’André Breton, Valentine Hugo, Tristan Tzara et Greta Knutson. C’est délicieux !

Cette seconde étape de ma découverte de l’art contemporain m’a vraiment étonné. C’est moins rude que l’avant-garde russe (voir post janvier), plus accessible et plus pédagogique. Résultat j’ai eu un coup de cœur pour le surréalisme ! Et je commence à prendre goût à l’art contemporain.

9 février 2009

Boys, Boys, Boys !!!

Il y a du mâle dans ma playlist en ce moment et comme je suis favorable à la diversité dans tous les domaines : il y a du rockeur, du folkeur et du charmeur !!!

Le premier de ces messieurs est un jeune premier : Justin Nozuka. Son album arrive enfin en France, précédé par sa réputation de prodige qui en quelques mois s'est infiltré dans les premières places des classements de téléchargements.
Cet opus est particulièrement réussi et mélange la folk, le groove, la pop, le blues qui mettent en valeur sa voix franche, légèrement cassée et chaude (qui fait penser à James Morrison). Les chansons sont aussi très bien écrites du type de « Born in a Cold Dirty Well », « Supposed to grow old », « I'm in Peace » et « Mr Therapy Man ».
Petite info, l’album Holly est ainsi baptisé en hommage à sa mère (c’est trop mignon !).

Mon second « boy », c’est le très « in » Charlie Winston, la coqueluche musicale du moment mais comme il fait de la bonne musique, pourquoi ne pas en parler ? En tout cas, il a la classe avec son un chapeau vissé sur la tête et son style so british, incarnation du « Hobo », c'est-à-dire du vagabond des temps modernes en quête d’un monde insoumis aux règles et aux contraintes matérialistes de la vie occidentale.
On entre très vite dans l’univers de ce chanteur, sa voix est magnifique et ces chansons sont superbement orchestrées : guitare, piano, basse, trompettes, harmonica…Perso, j’ai eu un coup de cœur pour « Kick the bucket », « Like a hobo », « My life as a duck », « My name », le so romantique « I love your smile », et les très poétiques « Calling me » et « Every step ».

Pour terminer, en voilà 5 d’un coup, les Franz Ferdinand, une formation qui nous offre régulièrement d’excellents d’albums et le dernier et pour moi le meilleur ! (et en plus c’est un double CD, deux fois plus de bonheur !).
Ce disque est moins rock mais c’est un disque fait pour la nuit et pour la danse: au choix on se trémousse en boîte où dans sa chambre à 3 du mat’ en pleine insommnie (là on fait gaffe à ses voisins !).
Perso, j’écoute en boucle « Ulysses », « No You Girls Never Know » ou encore « What She Came For ». Mais je craque aussi pour les balades imparables de l’album comme « Katerine Kiss Me ». En résumé, c'est un disque jouissif, aux lignes de basse contagieuses et au lyrisme tranchant. Un bonheur !

3 février 2009

Noir, c’est noir !


En ce moment, je passe ma vie dans les trains et comme je ne peux pas bosser non-stop, je bouquine un max. Et pour moi, dans le train, on lit des polars et rien d’autre! En prévision de mes nombreux déplacements, j’ai donc étoffé mon rayon livre noir et je suis tombée sur deux supers bouquins qui m’ont fait oublier mes heures de transports entre métro et trains. D’abord le très original et glacial « L’ombre de la chute » de Mark Henshaw et John Clanchy : 4 mains (australiennes) pour 4 fois plus de plaisir (à condition d’aimer frissonner) !Un petit résumé : Rachel, 4 ans, est la quatrième fillette à être enlevée par un kidnappeur qui opère toujours selon le même rituel. Il mutile ses victimes et envoie les morceaux de l'enfant aux parents en proposant le marché suivant : l'enfant sera relaché si la mère se suicide. Rien que l’idée de départ est inédite et particulièrement cruel, mais ce qui fait la qualité de ce livre, c’est son héros le très mystérieux, dense et torturé Salomon Glass (ainsi que ses deux partenaires Daniel Malone et Nora Bloom), qui va comprend peu à peu que le kidnappeur en a aussi un peu après lui ! Pour le reste silence, mais attention âmes sensibles s'abstenir, la question posée ici est des plus vicieuse : une mère peut-elle donner sa vie pour sauver celle de son enfant ?

Mon second moment de plaisir (de lecture !), je le dois à Michael Chabon avec «Le Club des policiers yiddish », excellent écrivain américain à l’univers fantasmagorique jouissif, qui pour son premier polar n’a rien perdu de son goût pour le mélange des styles et des univers, le tout accompagné d’une bonne dose d’humour et d’ironie. Le district de Sitka, en Alaska, est le nouvel Israël. Y vivent deux millions de Juifs parlant le yiddish, le tout dans un univers froid, sombre, désolé et lointain. L’inspecteur Meyer Landsman, de la brigade des homicides, est chargé de faire régner la paix dans cette communauté désobéissante et encline aux mystères. Ainsi, dans un hôtel minable, Landsman découvre un junkie assassiné qui s’avère être le fils du plus puissant rabbin de Sitka, le chef des verbovers, des Juifs ultra-orthodoxes. Des ordres venant de l’étranger exigent la clôture de l’enquête mais Landsman s’obstine : ce mort lui plaît et il refuse de laisser son assassinat impuni… Le rabbin aurait-il commandité le meurtre de son fils ? Dans quel but ? Et quels liens entretient la communauté verbover avec d’étranges commandos parlant hébreu ?
Intéressant non ? Dans ce livre Michael Chabon mélange l’histoire des émigrés juifs d’Europe de l’Est, la tradition du roman noir, une réelle critique politique de l’après - 11 Septembre et une réflexion morale sur les extrémismes religieux. On dirait du Chandler mélangé à du d’Isaac Bashevis Singer ! En tout cas, « Le Club des policiers yiddish », va être adapté au cinéma par les frères Coen. Pas mal, j’ai hâte de voir, de toute façon, je suis toujours fan des films des frères Coen.Bon voilà pour l’instant mais comme je suis encore en déplacement pendant trois semaines, je vais bientôt vous présenter des livres bien noirs !!!!!!